homme qui transporte un chat dans son sac à dos
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Randonner avec un chat ? J’ai testé (et voici pourquoi il a fini dans mon sac à dos).

Préambule : Oui, j’ai cru que mon chat serait l’équivalent félin d’un husky sibérien. Spoiler : la nature a décidé autrement.

1. L’idée (romantique) de départ

Tout a commencé par une vidéo Instagram. Un chat, libre comme l’air, marchant fièrement aux côtés de son humain en montagne. « Mon Minou pourrait faire ça ! », me suis-je dit, ignorant superbement que ledit Minou panique devant une feuille morte soufflée par le vent.

D’autant que certains semble arriver à randonner avec leur chat sans problème ! Alors pourquoi pas moi ?

J’ai donc investi dans un harnais haut de gamme, (que mon chat a immédiatement transformé en accessoire de drague au sol), une bonne assurance animale (on sait jamais…) et choisi une rando « facile » – 8 km, dénivelé positif : un escalier.

2. La théorie vs la réalité

chat apeuré perché dans un arbre

Ce qui était prévu :

  • Minou trottine joyeusement sur le sentier.
  • Il grimpe quelques rochers en sauvage libre.
  • On fait une pause pique-nique face au paysage.

Ce qui s’est passé :

  • 0,002 secondes après l’avoir posé à terre : Il s’est collé à mes jambes comme une sangsue, refusant de bouger.
  • Au premier bruit de feuille : Bond digne d’un film d’horreur, directement dans mes bras (griffes incluses).
  • Au km 1 : Il a fait le mort dans un buisson, obligeant une négociation serrée avec des friandises.

Vous l’aurez compris, un voyage ça se prépare et ne s’improvise pas comme ca !

3. Le sac à dos, ultime solution (humiliante)

chat roux avec une laisse rose

Résultat des courses : mon chat a passé 80% de la rando en mode « kitten burrito » dans mon sac à dos spécialisé (a.k.a mon vieux sac à dos percé, avec un pull en boule comme matelas).

Les 20% restants ? Des tentatives désespérées de « libre exploration » qui se soldaient par :

  • Un sprint en éclair vers… nulle part.
  • Une fascination dangereuse pour un précipice (« C’est un appel de la nature, Karen ! »).
  • Un refus catégorique de marcher en laisse, préférant se laisser traîner comme un sac de patates.

4. Ce que j’ai appris (à mes dépens)

chat noir qui se cache dans des feuilles
  • Les chats ne sont pas des chiens (même avec un harnais à 50€). Leur motivation ? Zéro. Sauf si vous comptez leur promettre du thon à chaque pas.
  • L’instinct de chasse est imprévisible : Un écureuil = course poursuite. Une brindille = terreur absolue.
  • Le « backpacking » félin existe, mais c’est juste un euphémisme pour « je porte mon chat comme un empereur romain ».

5. Faut-il abandonner l’idée ? Pas forcément…

Si vous tenez absolument à tenter l’expérience :
Choisissez un chat déjà aventurier (les signes ne mentent pas : si votre chat dort 23h/jour, laissez tomber).
Commencez par le jardin avant de viser l’Everest.
Optez pour un sac à dos de transport confortable (et assumez le côté « porte-bébé »).

Conclusion : Un fiasco… mais des souvenirs

Au final, Minou a adoré… les croquettes spéciales achetées pour l’occasion. Moi, j’ai retenu que la liberté féline est une notion très relative. Prochaine étape : lui acheter une petite laisse à paillettes et accepter qu’on sera ces gens-là – ceux qui promènent leur chat comme un accessoire.

#PasGlamourMaisAuthentique (et plein de griffures).