jeune femme blonde en culotte et haut rouge assise par terre entourée de vêtements

Mon dressing est rempli… mais je n’ai jamais rien à me mettre

Vous connaissez cette sensation ? Vous ouvrez votre dressing, il déborde littéralement de fringues – des piles de pulls, des robes de soirées qui attendent un événement assez fancy pour être portées (spoiler alert : ça n’arrive jamais), des jeans, des vestes, des sacs… Bref, c’est un festival textile. Et pourtant, là, face à ce tsunami de vêtements… rien. Pas une seule fringue ne vous fait de l’œil, pas une seule tenue ne semble être celle qu’il vous faut aujourd’hui.

Moi, tous les matins, c’est la même histoire : je scanne ce dressing avec l’énergie d’un détecteur de métaux, espérant qu’une pièce oubliée apparaisse miraculeusement devant moi, prête à me sauver du vide vestimentaire existentiel. Et pourtant, rien, nada, que dalle. Le problème n’est pas le manque de vêtements. Le problème, c’est que j’ai changé d’avis environ 125 fois depuis le jour où j’ai acheté chacun de ces vêtements. Ce jean skinny taille haute que j’adorais la semaine dernière ? Il me fait aujourd’hui l’effet d’une camisole. Cette robe moulante qui m’a coûté un bras ? Je la regarde et je me dis : “Sérieusement, qui a pensé que c’était une bonne idée ?”.

Les vêtements, c’est de l’émotionnel, on ne va pas se mentir

Le vrai truc, c’est que mes fringues et moi, on est en plein drama permanent. Un jour, elles me font me sentir comme Beyoncé en pleine tournée, et le lendemain, je jure que c’est un complot. Oui, vous savez, ce moment où un pantalon, qui vous allait parfaitement deux jours plus tôt, décide soudainement de vous étouffer comme si vous aviez pris dix kilos dans la nuit. Mes vêtements, parfois, c’est limite s’ils ne me lancent pas un regard du style : « Aujourd’hui, c’est moi qui décide, et t’es clairement pas prête ». Franchement, c’est digne d’une télé-réalité. Ce chemisier blanc parfait ? Je l’ai porté une fois, et maintenant, il me semble aussi excitant qu’une facture EDF.

Et ne parlons même pas des achats dits “coup de cœur”. C’est toujours la même histoire : dans le magasin, sous ces foutus néons flatteurs, cette jupe semble être la meilleure idée de ma vie. Elle me crie presque : “Je suis faite pour toi, tu vas m’adorer pour toujours !”. Puis, de retour à la maison, elle finit inévitablement au fond du placard, enterrée sous des kilos de culpabilité. Pourquoi est-ce que je fais ça à moi-même ? Mystère.

femme avec lunette de soleil souriante les bras chargés de vêtements

Mais pourquoi est-ce qu’on fait ça ?

Alors oui, j’ai plein de fringues. Mais pourquoi est-ce qu’il y a toujours ce petit sentiment de “je n’ai rien à me mettre” ? Peut-être parce qu’on évolue, on change d’humeur, de style, de façon de se voir et de s’aimer (ou pas). Certains jours, j’ai envie de me glisser dans un combo leggings + sweat à capuche et de jouer la carte du confort absolu. Et d’autres jours, je me dis que, franchement, je devrais peut-être réessayer cette jupe en cuir rouge… même si elle me donne l’impression de faire du cosplay de Madonna.

On ne se prend plus la tête

Donc non, je ne suis pas une accro du shopping sans self-control (enfin, pas totalement). J’ai juste une garde-robe qui raconte toutes mes phases et toutes mes envies, et qui, parfois, se retrouve totalement en décalage avec ce que je ressens maintenant. Et vous savez quoi ? C’est totalement OK. Je préfère avoir des montagnes de fringues que je ne mets jamais, plutôt que de me retrouver un matin sans rien à jeter par terre en jurant que je vais tout brûler. Parce qu’au fond, même si je râle, il suffit d’une seule pièce, la bonne, pour me faire sentir comme une star… même si c’est un vieux pyjama.


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